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newsletter - mai 2022

Les mois se suivent et se ressemblent et la guerre en Ukraine occupe une place toujours aussi importante dans la tête des investisseurs.

 

L’inflation, bien qu’en légère baisse aux États-Unis, ne semble pas non plus prête de s’arrêter. Les disruptions dans les chaînes d’approvisionnement et la flambée des prix des matières premières augmentent considérablement les coûts de production des entreprises.

 

La Chine poursuit sa politique restrictive face au virus, tout en essayant de compenser les effets indésirables des confinements par un soutien fort aux ménages les plus durement touchés. 

 

Tops

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  • La Chine renforce ses mesures de soutien à l’économie 

  • La confiance des ménages européens repart à la hausse

  • Taux d’épargne des ménages en recul aux États-Unis

 

flops

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  • Négociations au point mort entre russes et ukrainiens

  • Ton de plus en plus agressif de la part des banquiers centraux

  • Retournement de l’activité immobilière aux USA

 

L'ALLOCATION TACTIQUE

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Ces performances tiennent compte de l’effet de change (l’EUR/USD augmente de +1.82% sur le mois).

ACTIONS : malgré une forte volatilité, les marchés retombent sur leurs pieds 

 

Après un nouvel épisode de montagnes russes, les actifs risqués, en proie au doute concernant l’inflation, terminent sur un statu quo. Le S&P 500, après avoir enregistré sa plus forte baisse journalière depuis près de deux ans (-4%), est entré provisoirement en “bear market” (baisse supérieure à -20%), avant de se stabiliser et rebondir fortement en fin de mois. 

 

Dans un environnement chahuté, l’Europe parvient à tirer son épingle du jeu et affiche une progression de +0.3%, contrairement au pays de l’Oncle Sam qui abandonne -2.4%. Les émergents sortent la tête de l’eau (+0.16% MSCI EM), à la faveur d’un léger assouplissement des mesures sanitaires en Chine et des bons résultats du Brésil et de l’Inde. 

 

Sur le Vieux Continent, la hausse du secteur énergétique (+10.3% !) est d’autant plus spectaculaire qu’elle est la seule thématique à avoir véritablement su provoquer l’attrait des investisseurs. A contrario, les télécoms (+1.34%), les financières (+0.65%) et les matériaux (+0.3%) signent une timide performance. La consommation de base, qui avait pourtant bien performé le mois dernier, replonge (-4.4%), suivie de près par la santé (-3.8%) et la technologie (-3.7%), qui souffrent particulièrement des discours agressifs de la part des banques centrales. 

 

OBLIGATIONS : après des mois de hausse de taux, une tendance à la stabilisation se dessine

 

Tout comme leurs consœurs actions, les obligations ont fait face à une forte volatilité sur la période écoulée. La remontée des taux de la part de la Federal Reserve ainsi que de la Bank of England, de respectivement +0.5% et +0.25%, a ainsi provoqué en début de mois une forte tension sur les marchés. La Banque centrale européenne a, quant à elle, précisé son agenda par l’intermédiaire de sa présidente, déclarant que la zone euro “n’aura plus de taux négatifs avant la fin du troisième trimestre”. 

 

En raison des craintes concernant l’impact des politiques monétaires sur la croissance économique, les taux ont, en premier lieu, accusé une forte baisse en milieu de mois, avant de réussir à se stabiliser. Après avoir culminé à près de 3.15%, le 10 ans américain finit par baisser (-0.09%), à contrario de l’OAT française et du Bund qui terminent le mois en hausse de respectivement +0.20% et +0.19%.

 

Enfin, les spreads (primes liées au risque de crédit) ont évolué de manière similaire : écartement significatif en cours de mois pour ensuite se resserrer tant sur le partie High Yield qu’Investment Grade (signatures de qualité). Tous deux terminent le mois plus haut qu’ils ne l’ont commencé. 

MATIERES PREMIERES : les hydrocarbures sont à nouveau les rois du pétrole

Sans surprise, la guerre en Ukraine et la crise énergétique rythment à nouveau les marchés des matières premières à l’image de la nouvelle flambée du prix du gaz (+12.4%!). En dépit de quelques résistances de la part de la Hongrie, l’Union Européenne a fini par adopter un nouveau paquet de sanctions envers la Russie, parmi lesquelles se trouve l’interdiction de l’importation du pétrole de l’Oural. Cette décision risque de faire grimper en flèche le prix de l’or noir, et l’annonce de la part l’OPEP+ d’une augmentation de sa production reste largement insuffisante face aux 2.2 millions de barils russes dont l’Europe devra se passer. Dès lors, le WTI signe une forte hausse de +9.5%, et le Brent grimpe de +5.7%. 

 

Les métaux précieux, dont les entreprises chinoises sont parmi les plus grandes consommatrices, enregistrent une nouvelle baisse en raison des politiques sanitaires ultra-restrictives mises en place par Pékin. C’est le nickel qui accuse la plus forte chute du mois de mai avec une dégringolade de -10.64%, suivie par l’argent (-6%) et le zinc (-4.7%).

 

Enfin, le palier des 2000$ l’once semble déjà bien loin pour le métal jaune : malgré l’inflation, il clôture en baisse pour la seconde fois d’affilée (-3.3%) face à la hausse des rendements obligataires. 

MACRO éCONOMIE : Banques centrales, nouveau coup de frein face au dérapage de l’inflation

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états-unis

Confiance des entreprises - PMI

 

Confiance des consommateurs

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• La confiance des entreprises se replie une nouvelle fois.

• Les craintes des ménages quant aux conditions économiques futures s'intensifient.

europe

Confiance des entreprises - PMI

 

Confiance des consommateurs

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Les perspectives de croissance ralentissent, les entreprises souffrent de l'envolée de leurs coûts de production.

 

La confiance se redresse légèrement tandis que les anticipations d'inflation des consommations baissent.

pays émergents

Confiance des entreprises - PMI

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• La reprise est à l'œuvre en Chine et en Russie. Les économies brésilienne et indienne poursuivent leur expansion.

Les niveaux d’inflation n’en finissent plus de surprendre. La flambée des coûts des matières premières et la persistance des goulots d’étranglement, notamment en Chine, pénalisent les entreprises et font augmenter leurs coûts de production. Si les États-Unis font état d’une légère baisse, c’est au tour de l’Europe d’atteindre les sommets en dépassant la barre des 8%. Les banquiers centraux sont définitivement sortis de leur léthargie et la lutte contre la hausse des prix est désormais devenue la priorité. L’équation est d’autant plus difficile à résoudre que l’activité économique mondiale ralentit, et une politique trop agressive aggraverait le phénomène. 

 

Après un début d’année en chute libre, l’euro se redresse enfin face au dollar. La monnaie unique reprend des couleurs après l’annonce de Christine Lagarde concernant la fin de l'ère des taux négatifs. Par ailleurs, l’amélioration du climat sur les marchés actions a moins soutenu le billet vert, considéré comme une devise "sûre".

 

Enfin, les émergents retrouvent un second souffle sur ce mois de mai. Si la situation sanitaire reste tendue en Chine, des améliorations sont à noter et l’on observe une levée des restrictions dans les principales villes du pays (Shangaï, Pékin). A contre-courant, la Banque populaire de Chine a d’ailleurs une nouvelle fois renforcé son soutien à l’économie en procédant à une baisse de ses taux directeurs. 

 

Préconisations

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général

Positifs : valorisations en forte baisse. Pessimisme des investisseurs, point de capitulation ?

Négatifs : stagflation + ralentissement en Chine + crise énergétique et géopolitique + banques centrales.

CONCLUSION : macro-économie et politiques monétaires deviennent très négatives. Urgent d'attendre. Repositionnement uniquement sur fort repli.

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actions

Préférence pour l'Asie (valo/contrariant) et l'Europe​ (value).

Secteurs :

  • Value/bancaires (hausse des taux)

  • Santé (croissance + défensif)

  • Environnement 

 

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obligations souveraines

Pays développés : à fuir !

Pays émergents : rendements attractifs mais le segment est plus fragile que celui des pays développés donc risqué en temps de crise

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obligations entreprises

Les primes de crédit redeviennent attractives

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matières premières

Tensions géopolitiques + Coronavirus + Taux de rendement réels négatifs = environnement favorable à l'or.

Les plans de relance massifs sont positifs pour l'or.

Globalement la reprise est positive pour l'ensemble des matières premières.

à surveiller

Géopolitique 

La Chine renforce ses ambitions envers Taïwan. Faut-il s’en inquiéter ? 

 

Banques centrales 

La banque centrale européenne devrait emboîter le pas de la Federal Reserve américaine mais jusqu’où ?  

 

Inflation 

Les marchés financiers attendent une baisse de l’inflation dans les mois à venir. Cette baisse va-t-elle enfin se concrétiser ?

Avertissement

Ce document est exclusivement réservé à la clientèle de Omega Patrimoine. Il ne constitue en aucun cas un conseil d'achat ou de vente. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il n'existe pas d'actif garanti.